A propos de mes lectures...
Mes notes de lecture n'engagent que moi, dans le plaisir que j'ai eu ou non, dans l'appréciation que j'en fais.
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Babelio.com Derniers livres critiqués sur Babelio
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Editions Gallimard Jeunesse – 2011 – 387 pages
4è de couverture
Tout commence sur une route de campagne.
Après avoir reçu un message de sa sœur, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche et…passe de « l’autre côté ». Elle se retrouve dans un monde parallèle, un ailleurs dépourvu d’humanité, mais où elle rencontrera cependant des alliés inoubliables. Pour arracher sa sœur à ce monde terrifiant, Anne ira jusqu’au bout, au péril de sa vie.
Et se découvrira elle-même : Terrienne.
L’auteur :
Jean-Claude MOURLEVAT
est né en 1952 en Auvergne. Des études en France et à Bonn, une carrière courte de professeur d’allemand, avant de devenir comédien et metteur en scène de théâtre. Depuis 1997, il se consacre à
l’écriture avec bonheur, plébiscité par les lecteurs, les critiques et les prix littéraires.
Mon avis : ««««
J’aime les histoires de passage dans des mondes parallèles.
Celui qu’a inventé l’auteur est terrifiant, blanc, aseptisé, ennuyeux à mourir, ce que font les habitants vers la cinquantaine. Mais terrifiant de violence aussi.
Alors aimez notre belle Terre, respirez à pleins poumons, vivez !! et surtout, si sur votre route, vous croisez le panneau « Estrellas », malgré le joli nom, passez votre chemin !!!
Les personnages sont très attachants ; on retiendra particulièrement Etienne, Mme Stormiwell et son « humanisme », Torkensen le maladroit, Bran l’hybride si généreux, et Anne que l’amour pour sa sœur emmènera très loin aux portes de l’enfer.
L’écriture est fluide et aisée ; c’est donc un très bon moment de lecture !
Citation :
*Je suis amoureuse de cette Terre sur laquelle j'ai mes pieds. Je l'aime avec tous ses défauts, toutes ses tares. Je l'aime à cause de ça. J'aime le trop froid et le trop chaud, la pluie, la boue, les embouteillages, les examens ratés, les cartes postales moches, les mensonges, les larmes, les blessures et la mort. J'aime ce qui manque et ce qui dépasse, j'aime le trop et le pas assez, je veux me brûler aux orties et aux casseroles, ça ne me dérange pas, je veux bien égarer mes clés, avoir mal à la tête, être trompée (pas par Bran), être bousculée. Mais je prends aussi les bonnes choses. Je veux être caressée, je veux manger des banana split, je veux écouter de la bonne musique, recevoir des lettres, voir naître des bébés, faire la sieste, aller à Venise... je veux faire entrer l'air dans mes poumons, ... je veux respirer.
Editions Arléa – 2011 – 274 pages
4è de couverture
Une petite annonce dans le journal comme une bouteille à la mer : Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Son seul indice : deux noms sur une photographie retrouvée dans des papiers de famille. Une réponse arrive : Stéphane a reconnu son père.
Commence alors une longue correspondance, parsemée de détails, d’abord ténus puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant des archives et cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu’on leur avait dit.
L’auteur :
Hélène GESTERN est née en 1971. Elle vit et travaille à Nancy. Eux sur la photo est son premier roman.
Mon avis :
J’ai beaucoup aimé ce roman. Construction astucieuse de la trame narrative à travers le procédé des photographies découvertes et décrites qui sont comme les morceaux d’un puzzle qui peu à peu prend forme sous nos yeux et font avancer l’histoire, dont le point de départ est une annonce dans un journal.
Les personnages sont très attachants et nous entraînent, les uns dans leur histoire, les autres dans leur quête. Les secrets de famille enfouis ne se laissent pas déterrer facilement et j’ai eu beaucoup d’émotion en lisant ces lettres, courriels, SMS au travers desquels, en plus des photos, on découvre tous les protagonistes de cette histoire.
J’ai également beaucoup apprécié qu’il n’y ait ni accusations, ni jugement, selon ce qui était découvert. Tout est dit en finesse et en retenue.
Une vraie réussite !!
Citations :
*savoir est plus cruel qu’imaginer.
*réapprendre cette grammaire de l’enfance qu’on lui a volée.
Editions HACHETTE Jeunesse - pages – 4è de couverture
Je n’ai pas remercié mon père, je n’ai pas souhaité bon anniversaire à mon frère. Je n’ai pas remercié je n’ai pas souhaité mon père mon frère mon père mon frère frère frère…
Trois jours qu’elle errait dans le dédale qui reliait le château de Salicande aux grottes dissimulées dans la montagne. Trois jours qu’elle essayait de retrouver son chemin, taraudée par l’angoisse et l’urgence, passant de couloir en couloir, tournant en rond, se récitant cette phrase tant de fois qu’elle perdit le sens des mots.
Trois jours que Claris avait disparu.
L’auteur :
Pauline ALPHEN est née en
1977 d’un père français et d’une mère brésilienne. Elle a vécu toute sa vie entre la France et le Brésil. Baignée dans une double culture, elle découvre avec la traduction un espace qui lui
permet de créer un « entre-deux » linguistique.
Après avoir entrepris des études de journalisme et d’histoire au Brésil, elle se lance dans une carrière d’auteur et de traductrice et vit aujourd’hui à Toulouse avec sa famille. (Source : Hachette Jeunesse)
Mon avis :
J’ai adoré me replonger dans ce monde créé par l’auteur. J’y ai retrouvé avec plaisir les personnages que nous avions quitté à la fin du tome 1 après le jeu et le grand incendie du château.
J’aime toujours autant les passages relatifs aux Nomades de l’Ecriture, à Blaise dont on sent le potentiel encore inexploité et à Blanc-Faucon qui a pris une belle place dans ce volume.
Bravo pour la dernière partie (chronologie et lexique des Temps d’Avant) qui permet de synthétiser un peu cet univers tellement foisonnant.
Par contre, j’ai trouvé un peu longs les épisodes de Claris sur l’île et de Jad et Ugh dans les limbes, car le rythme était alors très lent. Il faut dire que plus on avance dans l’histoire, plus on a envie de voir tous les fils patiemment tissés se rejoindre…
Malgré ce petit bémol, je tire mon chapeau à Pauline Alphen pour cet « Ailleurs » qui me rend impatiente de lire la suite !
Citations, belles formules, trouvailles littéraires :
*Elle profitait de la marche, du rythme des pas, de la beauté des paysages, de la paix du silence, pour laisser pensées et sensations aller et venir, pratiquant cette rêverie éveillée qui est le matériau du poète.
*Etre l’arbre cet arbre-là bourgeonnant et encore rempli de la froide légèreté de la neige avec ce ciel autour et cette densité de l’air être en lui le prendre en soi se perdre en avoir le souffle coupé vouloir dire merci sentir le temps beauté.
*Rien n’est seul, rien n’est oublié, rien n’est dépourvu de sens, rien n’est insignifiant et rien n’a d’importance.
*L’écriture est un désir qui se travaille, un travail qui se désire. Sans désir, pas d’écriture, sans travail, pas d’écriture.
Editions Alain BARGAIN – 2005 – 222 pages
4è de couverture
Que faisait donc Marie Lafitte en forêt de Brocéliande ce samedi matin avec son chien, son bâton et son énorme panier ? Elle cherchait des girolles, soi-disant, puisqu'elle n'en trouvait pas au marché.
Le vent soufflait sur le lac de Comper. Les nuages se reflétaient dans l'eau, dessinant sous ses yeux un château en cristal, celui que l'enchanteur Merlin avait bâti pour la fée Viviane. Comment
résister à la magie des lieux ? Elle perdit la notion du temps...
Moi, capitaine Alban, de la brigade criminelle de Vannes, je me demande aujourd'hui, si dans cette histoire, Marie n'a pas perdu la notion du réel.
Pourquoi ne m'a-t-elle pas tenu informé de l'étrange trafic qui se déroulait entre Lamothe-Saint-Léonard où elle habite, St Goustan où elle fait réparer ses bijoux et la forêt de Brocéliande où,
entre parenthèses, on ne trouve pas que des girolles ? Un curieux triangle où elle louvoyait entre les sortilèges et la mort...
L’auteur :
Après une carrière d’ingénieur de recherche au CNRS à Paris, Chaix d’EST-ANGE se consacre aujourd’hui à l’écriture de romans policiers. Le pays de Vannes est depuis de nombreuses années, son lieu favori de détente, l’hiver. C’est aussi le cadre de ce 6è roman sur les 9 qu’elle a écrits.
Mon avis : «««
Un gentil petit polar pour quelques heures de lecture tranquille, bien au chaud sur le canapé, la thermos de thé à portée de la main.
Tous les évènements s’enchaînent bien (trop bien ?) et l’on voit dès le début ce que sera la fin, mais le plaisir de se balader dans ce coin juste magique de la Bretagne que j’aime infiniment me rend assez indulgente.
Au final, j’ai passé un bon moment.