Ce parfait ciel bleu de Xavier de MOULINS

Publié le par LAURA

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Editions AU DIABLE VAVERT – Février 2012 - 203 pages – 4è de couverture

« Mouna m’a piqué une cigarette et fume la fenêtre ouverte. Elle me fait signe de la suivre sur le balcon. Elle a l’air d’une reine dans sa robe de chambre un peu grande. C’est une soirée douce de printemps. Elle me demande sans me regarder : -J’aimerais que tu m’emmènes voir la mer. Ce sera peut-être pour moi la dernière fois. »

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L’auteur :

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Xavier de MOULINS de son vrai nom Xavier de Moulins-Beaufort est un journaliste français, né en 1971.
Après des études de lettres, il obtient un DESS de communication, et pige pour de nombreux journaux. Il parait à la télé dès 1999 dans de nombreuses émissions et présente depuis 2010 le journal télévisé de la 6. Son premier roman, Un coup à prendre est paru en 2011 (cf
mon billet).

Mon avis : Pouce levé

Plongée au cœur de la tendresse avec ce court roman, plein de sensibilité.

Antoine agace un tantinet au début à cause de sa manie de ne regarder que son nombril, mais la relation vraie à sa délicieuse grand-mère Mouna en fait un tout autre homme qui va apprendre à vivre sa vie, au lieu de rêver celle qu’il n’a plus.

L’auteur use d’un humour très lucide, parfois un peu désespéré et ses réflexions sur les maisons de retraite sont assez acides.

L’écriture est vive, résolument fluide et quelques formules-chocs m’ont beaucoup plu.

Un bon moment de lecture pour un week-end qui s’annonce « pas folichon », comme dirait Laurent Cabrol, le Monsieur Météo d’Europe1.

Citations :

*mes filles, bouts de moi non négociables, passagères à vie de mes errances.

*les vieux sont comme des enfants. Ils perdent leurs neurones comme les petits leur doudou.

*l’ADN de son père a pris le dessus au moment du mélange ; à 10 ans, il ne ressemble en aucune façon à sa mère.

*son jean n’est plus taille basse mais rase-moquette.

*il arrive un âge dans la vie où il vaut mieux ne pas trop s’attacher. On prend vite froid aux enterrements.

*les pensionnaires ne sortent d’ici que les pieds devant, c’est leur dernière étape avant l’épitaphe.

*la fracture du col du fémur. En général, c’est elle qui annonce qu’un mur de pierre va prochainement obscurcir l’horizon.

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