J’ai déserté le pays de l’enfance de Sigolène VINSON

Publié le par LAURA

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Editions Plon – 2011 – 190 pages - 4è de couverture

Je rêve d’autre chose…

La vie d’adulte, en nous mettant un métier et un salaire entre les mains, brade nos souvenirs, remise nos idéaux, raille nos folies de jeunesse. Un jour pourtant, l’enfance se rappelle à nous, cette époque où l’on était quelqu’un, où l’on était sûr de le devenir.

Avocate à Paris, SV supporte de plus en plus mal les compromis, les trajets en métro, les ciels gris et sa robe noire.

Loin, à la Corne de l’Afrique, il y a Djibouti qu’elle a déserté à la fin de l’enfance. Le pays des braves, des pêcheurs, des bergers, de la mer et du vent (…) un ailleurs où elle doit revenir (…)

L’auteur :

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Sigolène VINSON était avocate spécialisée dans le droit du travail, dans le but de « mener une révolution » mais a quitté la profession après l’écriture de ce livre.

Elle a écrit deux romans : Bistouri Blues (prix du roman d’aventure 2007) et Double Hélice.

L’auteur présente son livre dont elle dit qu’il s’agit d’une autofiction qui lui a permis de « régler ses comptes ».


Mon avis : ***

Ne plus savoir pourquoi l’on exerce son métier, rêver de revenir au pays de l’enfance, que l’on sublime parce qu’on en est éloigné, où l’on a laissé ses idéaux d’avenir, voilà où en est la narratrice au début de cette courte autofiction. Besoin de faire le point, de savoir ce qu’elle désire vraiment, réfléchir au calme, pour elle ce sera dans un « sas » d’hôpital psy où on évaluera si elle sort quatre jours plus tard ou si elle monte dans les étages….

Dès le début, le lecteur se dit : « qu’elle y aille à Djibouti et sur place, elle verra si elle désire réellement y revenir pour de bon ! ». Mais ce n’est sans doute pas si simple quand la souffrance psychologique est si grande….

L’évocation de la vie à Djibouti est très poétique et m’a beaucoup plu, on sent que l’auteur y a mis ses tripes. Le lieu où l’on a passé son enfance est très particulier, surtout quand on l’a quitté.

Au final, j’ai trouvé que ce livre est un témoignage courageux ; quoiqu’en dise l’auteur dans la présentation qu’elle en fait, il y a sans doute beaucoup d’elle et il n’est pas simple de s’exposer ainsi.

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