Saga - Tonino Benacquista

Publié le par LES PASSIONS DE LAURA

4è de couverture :

Nous étions quatre : Louis avait usé sa vie à Cinecittà, Jérôme voulait conquérir Hollywood, Mathilde avait écrit en vain trente-deux romans d’amour, et moi, Marco, j’aurais fait n’importe quoi – mais n’importe quoi ! – pour devenir scénariste. Même écrire un feuilleton que personne ne verrait jamais. « Saga », c’était le titre.

L’auteur :

Tonino Benacquista né en 1961, a commencé en 1985 par publier des romans noirs : La maldonne des sleepings, Trois carrés rouges sur fond noir, Les morsures de l’aube (dont il sera tiré un film par Antoine de Caunes en 2001), la Commédia des ratés (trois prix littéraires),  puis a changé de genre avec Saga (Grand Prix des lectrices Elle – 1998), avant de passer à la BD, un scénario TV et une pièce de théâtre (le contrat) – Tour à tour, consultant pour le film Place Vendôme, co-scénariste avec Claude Berri pour la Débandade, avec Jacques Audiard pour De battre mon cœur s’est arrêté, il publie Quelqu’un d’autre en 2001, Malavita en 2004, Malavita encore en 2008…  Auteur connu et reconnu, il accumule prix littéraires et Césars au cinéma.

Mon avis :

Prenez quatre « écrivains » qui n’ont pas d’autre choix pour diverses raisons que d’accepter le deal : faire le scénario d’un feuilleton Tv qui passera entre 4 et 5h du matin, sans que cela coûte cher au producteur, sans recevoir une grosse rémunération, avec la possibilité d’écrire n’importe quoi !!

Mettez-les dans un appartement avec 4 ordinateurs, un canapé, une Tv et un crédit illimité chez le marchand de pizzas du coin.

Faites-les chercher des idées, créer des personnages, écrire leur histoire, choisir entre la version de l’un ou celle de l’autre,  pousser les personnages dans leurs retranchements, les faire progresser.

Que va-t-il en sortir ?...

 Une audience qui grimpe, une programmation en prime time, un producteur de plus en plus interventionniste, de moins en moins clean. Une réflexion sur la place de la Tv dans la société. Une fin à réécrire pour satisfaire les vingt millions de téléspectateurs. Des personnages complexes comme Louis.

Un roman agréable à lire, plein de fantaisie, qui réserve quelques surprises, que j’ai toutefois trouvé un peu long(uet) à certains moments avec un dénouement surprenant aussi… 

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