Les heures lointaines de Kate MORTON

Publié le par LAURA

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Editions PRESSES DE LA CITE - 630 pages – 4è de couverture

Lorsqu'elle reçoit un courrier en provenance du Kent qui aurait dû lui arriver cinquante ans auparavant, Meredith Burchill révèle à sa fille Edie un épisode de sa vie qu'elle avait gardé secret jusqu'alors.

En septembre 1939, comme beaucoup d'autres enfants, Meredith avait été évacuée de Londres et mise à l'abri à la campagne. Recueillie par des aristocrates du Kent dans le château de Milderhust, elle était devenue l'amie de l'excentrique et talentueuse Juniper, la cadette de la famille.
Pourquoi Meredith a-t-elle dissimulé son passé à sa propre fille ? Et pourquoi n'est-elle pas restée en contact avec Juniper, devenue folle après avoir été abandonnée par son fiancé ? Afin de reconstituer le puzzle de son
histoire familiale, Edie se rend au château de Milderhust dont les vieilles pierres cachent plus d'un secret.

Traduit de l’anglais (Australie) par Anne-Sylvie HOMASSEL

L’auteur :

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Je l’ai déjà présentée ici.

Retrouvez Kate Morton dans une interview donnée à L’Express.

Mon avis : ÉtoileÉtoileÉtoileÉtoile

Ah que voilà un bon roman ! C’est le deuxième que je lis de Kate Morton, après Le Jardin des Secrets et avant Les Brumes de Riverton qui m’attendent…

Là, nous sommes dans un château, Milderhurst Castle et naviguons entre les années 40 et les années 90. Edie, la fille de Mérédith, enfant évacuée de Londres à Milderhurst en1940, va tenter de percer le mystère qui plane sur les habitantes du château et sur le roman L’homme de boue, écrit par leur père.

Kate Morton sème plein de petits cailloux blancs dans les pages et nous, lecteur passionné, n’avons d’autre choix que de les suivre, afin de comprendre l’histoire des 3 sœurs Blythe, dont la vie tourne autour des livres et de l’écriture, et dont on peut plaindre la longue existence faite de secrets, de renoncements, de désillusions dans ce huis-clos familial.

C’est très bien « ficelé » , en un tout cohérent et les descriptions très « visuelles ». J’étais réellement dans le château avec les héroïnes et me suis prise au jeu d’Edie, qui nous prend par la main et nous emmène dans sa recherche de la vérité.

Les personnages -dont le château n’est pas des moindres- sont attachants, avec un p’tit plus pour Tom, Saffy et Meredith. L’atmosphère m’a parfois rappelé les romans de Jane Austen avec ses beaux personnages de femmes.

Un coup de cœur donc pour ce début de vacances et je vous en recommande la lecture !

Citations, bons mots et trouvailles littéraires :

*Tu sais, les enfants survivent à bien des choses. Parfois même, ils sont quasiment insensibles à ce qui les entoure.

*Le temps fait de nous des experts de nos propres erreurs.

*J’aime les mots, pourvu qu’ils ne soient pas dits, mais écrits. Ah ! si toutes les relations pouvaient se mener par le seul truchement du papier ! Quel bonheur !... des amis, j’en ai des centaines, qui vivent à l‘abri des couvertures de livre, baignant dans l’encre splendide des pages, des histoires qui se déroulent toujours de la même façon sans jamais perdre de leur éclat. Innombrables compagnons qui me prennent par la main, me font franchir le seuil de leur maison, et me conduisent en des mondes de sublimes terreurs et de profonde extase.

*Le ciel était saturé de nuages, masse tourbillonnante de gris, de blanc et de jaune, écrasés les uns sur les autres, comme victimes du couteau d’un peintre.

*La vieillesse, c’est comme les coups de soleil. On ne s’en rend compte que lorsqu’il est trop tard pour faire quelque chose.

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