Du domaine des Murmures de Carole MARTINEZ

Publié le par LAURA

 

GONCOURT DES LYCEENS 2011

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Editions GALLIMARD - 201 pages – 4è de couverture

En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son vœu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est alors emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvu de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe…

Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l’entraînera jusqu’en Terre Sainte.

L’auteur :

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Je l’ai présentée ici dans ma note sur Le cœur cousu, son premier roman qui a connu un beau succès. Elle nous présente son nouveau roman ici.

 

Mon avis : ÉtoileÉtoileÉtoileÉtoileÉtoile

Attention, PEPITE !!

Lâchez tout ce que vous faites et courez acheter ce roman, dès que disponible en librairie !

Encore une fois, Carole Martinez a l’art et la manière de nous emporter dans un univers qu’elle cisèle à petits mots et belles expressions.

Pas facile, sans tomber dans le documentaire, de nous transporter au XIIè siècle, dans ce Moyen-Age qui fait de la femme au mieux une ribaude, une servante, une matrone, au pire une exclue de la société. La place des femmes, la filiation, la maternité sont au centre de ce beau roman et analysées avec beaucoup de finesse.

Pas facile non plus de faire parler, à un tel point, de la vie, une femme « drapée dans sa robe de pierre ».

Eh bien, l’auteur y réussit et de belle manière ! Esclarmonde nous conte comment elle vit ce don qu’elle a fait à Dieu de sa vie, le temps qu'elle donne aux gens en peine, le pardon qu'elle accorde aux hommes qui l’ont fait souffrir pour en faire des êtres parfaitement aimables. Et puis elle nous fait voyager, elle l’immobile… Elle nous dit aussi ses doutes, ses souffrances. On comprend que son choix, délibéré au début, va, petit à petit, se modifier. Belle réflexion sur « le retrait au monde » dont on peut penser que de nos jours il prend une autre forme...

 

Malgré la barbarie de certaines scènes, le ton n’est jamais pesant, ni larmoyant, encore moins moralisateur. La langue est belle et poétique. On en redemande…

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constance 16/08/2011 20:43


je suis parfaitement d'accord avec toi : ce livre m'a bien séduit aussi. j'ai beaucoup aimé retrouver l'écriture et l'univers de carole martinez avec ce second roman


LAURA 16/08/2011 21:37



Merci pour ton message, Constance. 



Suzanne 16/08/2011 16:11


J'ai lu son premier que je n'avais pas détesté. Je prends note celui-ci.


LAURA 16/08/2011 16:21



Il est surprenant quant au sujet mais bien traité et une écriture magnifique



Richard 15/08/2011 13:25


Ce roman me semble fort intéressant !
Je le note !
Merci !


LAURA 15/08/2011 17:02



C'est une vraie réussite !  


Belle journée à toi, Richard.