Vous êtes nés à la bonne époque de Matthieu JUNG

Publié le par LAURA

Vous êtes nés à la bonne époque

Editions Stock – 2011 – 221 pages

4è de couverture

Nathalie, médecin quadragénaire, rencontre Arno, un jeune peintre de vingt ans son cadet. Des deux côtés, coup de foudre. Entre petits boulots et crise du logement, il tente de vivre de son art. Dans un superbe appartement parisien que son insolente réussite professionnelle lui a permis de s’offrir, elle rêve d’un deuxième enfant. Ils ne vont plus se quitter, alors que tout les sépare. Presque tout.

(source : éditeur)

L’auteur :

clip_image002 Matthieu Jung est né à Nancy et vit à Paris. Il est l’auteur de La Vague à l’âme (2007) et de Principe de précaution, paru chez Stock en 2009 (source : éditeur)


Mon avis : ÉtoileÉtoileÉtoileÉtoile

Un très bon roman, avec du rythme, de l’humour et une surprise de taille dans la dernière page ! Ttt…non, non, n’allez pas la lire tout de suite, vous y perdriez le sel de cette histoire bien ficelée et très agréable, qui m’a donné de plus en plus de plaisir au fur et à mesure de mon avancée dans le roman.

De belles réflexions sur les problèmes de notre époque : la solitude, l’amour, la maternité, les relations humaines, le besoin de remplir son temps et de se plaindre ensuite d’en manquer, la façon de donner le change aux autres dans une illusion de bonheur. L’auteur en fait une observation très fine.

Les personnages secondaires sont nombreux et traînent eux aussi des problématiques bien en phase avec l’époque, mais celui d’Arno est vraiment lumineux à mon sens et c’est celui qui domine.

Quelques passages un peu outrés, comme le parler de l’imbuvable Lionel Ruszczyk… mais bon, on pardonne à l’auteur !!! J ce n’est pas du Proust certes, même si Matthieu Jung affectionne les longues phrases qui s’étirent sur 10, 12 voire 14 lignes, mais c’est tout de même très plaisant.

Ca pulse, ça vit, ça nous entraîne !! Bref, je vous le recommande vivement.


Citations, bons mots ou trouvailles littéraires :

*Son visage arborait cette inimitable sérénité des filles qui ont reçu de leur père suffisamment d’amour pour considérer qu’il va de soi qu’on les respecte, où qu’elles aillent. Sans effort, sans même s’en apercevoir, lors des périodes de sécheresse sentimentale, elles puisent comme en d’abondantes nappes phréatiques dans cette estime de soi dont elles disposent à satiété, pendant que certaines se fatiguent des années pour accumuler une chiche réserve, alimentée par un précaire système d’irrigation ayant nécessité en amont un gigantesque travail d’étude, un bricolage d’usines de dessalement et l’édification de barrages artisanaux, que balaient comme un fétu de paille la moindre tempête sous un crâne ou la plus légère activité sismique dans la région du cœur, rapportant disette et même famine endémiques.

*Des êtres…qu’on rencontre et qu’on reconnaît, qui habitent en vous depuis toujours.

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