Il faut laisser les cactus dans le placard de Françoise KERYMER

Publié le par LAURA

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Editions France LOISIRS - 439 pages

4è de couverture

Trois sœurs. Marie, l'aînée, s'abrite dans son bonheur quotidien entre son mari pianiste, sa librairie de livres anciens et ses deux filles.
Anne, la cadette, vit en plein vent, au pied de son phare, à Port-Manech. Sculpteur qui n'a pas la chance d'être reconnue, elle dévore la vie, les hommes, et tente de joindre les deux bouts.
Lise, la benjamine, la plus solitaire, la plus fragile aussi, cherche désespérément une rampe à laquelle s'accrocher pour sortir de sa mélancolie et croire encore aux promesses de la vie.
Toutes les trois s'étaient éloignées de leur père, homme taciturne et froid. Mais à sa mort, elles doivent se pencher malgré elles sur leur héritage familial, comprendre cet homme silencieux, son histoire. Elles cherchent alors à repenser leur existence, leur relation, libres enfin de choisir ce qu'elles veulent vraiment.
De Paris aux côtes bretonnes en passant par la Méditerranée, une saga familiale vive aux multiples rebondissements.

L’auteur :

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Françoise KERYMER est libraire. Elle partage son temps entre Paris et la Bretagne et signe là son premier roman.

( Source : éditeur)

Mon avis : ÉtoileÉtoileÉtoileÉtoile

C’est un très bon roman choral où chacune des sœurs prend la parole pour nous faire progresser dans la découverte de cette famille, de ces familles devrais-je dire.

Les personnages sont très vrais, et même si leur histoire a des airs de déjà-vu (la mort du père, l’héritier surprise…), on les suit néanmoins avec plaisir entre Paris, la Bretagne et la Côte d’Azur.

Le style est aisé, l’écriture fluide et je vous le recommande donc pour un bon moment de lecture.

Citations, bons mots ou trouvailles littéraires :

*Je n’avais plus qu’une chose à faire, laisser filer, les jours, les évènements, mes rêves, mes envies de grandes choses, mes envies d’être quelqu’un d’intéressant. Je m’étais dit : il faut laisser les cactus dans les placards, pas la peine de remuer ce qui fait mal, à quoi bon.

*Triste, non, pas du tout. Ce que je ressens, c’est autre chose de plus général. C’est plutôt l’idée de la mort qui me fait quelque chose, l’irréversibilité qu’elle crée : un être, mon père, a quitté la terre, définitivement. Une impression curieuse. Une flamme qui s’éteint, un maillon d’une chaîne qui s’en va, et qui rend plus visible le maillon suivant. Moi.

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