Le dos crawlé d’Eric FOTTORINO

Publié le par LAURA

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Editions Gallimard – juin 2011 – 206 pages

4è de couverture

Eté 76 sur l’Atlantique. Deux enfants rêvent de pays lointains. Marin a treize ans et Lisa dix.

Marin raconte le sable qui brûle et autre chose qu’il ne saurait dire quand il regarde Lisa et la mère de Lisa, une ancienne Miss Pontaillac.

Heureusement Oncle Abel est là qui veille en douce et Monsieur Archibouleau avec ses gros muscles. Et Monsieur Maxence qui écoute la météo marine. Et les parties de pêche, les complets poissons, l’odeur des citronniers, heureusement.

Les parents sont si décevants. Les cœurs s’écorchent, l’enfance se consume.

Un jour, Lisa saura nager le dos crawlé.

L’auteur :

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Eric FOTTORINO est né en 1960 à Nice. Enfance à Bordeaux, études à La Rochelle puis IEP à Paris où il s’intéresse au journalisme et travaille à Libération, La Tribune de l’Economie, puis Le Monde où il fera sa carrière jusqu’à la direction de la rédaction lors de la retraite d’Edwy Plenel, et enfin la Direction en juin 2007.

En tant qu’écrivain, il a à son actif quelques essais et une dizaine de romans, dont certains primés : Cœur d’Afrique, Un territoire fragile, Caresse de rouge. On lui doit également Questions à mon père et L’homme qui m’aimait tout bas.

Mon avis : ÉtoileÉtoileÉtoile

Je ne sais dire si j’ai aimé ou non ce roman.

Le narrateur s’exprime au fil de sa pensée, ce qui se traduit par de longues phrases sans ponctuation, mais faire parler un gamin de 13 ans dans les seventies n’était pas chose aisée et, pour moi, le pari n’est pas réussi. Même avec 35 ans de recul, je ne me souviens pas qu’un enfant de l’époque s’exprimait de la manière suivante : «mon oncle Abel l’appelait Le Grand et c’est pas seulement sa taille qui le hissait en adjectif » ou  « J’ai failli demander quelque chose mais finalement je suis rentré dans mon silence qui en pensait pas moins » ou encore «  Dans le cou de sa mère existe un endroit très doux et qu’elle caresse souvent il paraît que ».

Par contre, j’ai aimé l’évocation des lieux que je connais bien et aussi d’une époque où, effectivement, les enfants pouvaient circuler librement, sans que l’on craigne trop pour leur sécurité. La découverte du sentiment amoureux est aussi très bien rendue, avec son maelström dans le ventre et ses questions infinies sur l’Autre, puis la découverte du corps de l’Autre. J’ai aimé également les rêves de fuite vers l’Afrique, l’apprentissage de la nage, la complicité entre les deux enfants, la personnalité de l’oncle Abel, le docteur Malik…

En revanche, la fin me semble un peu bâclée.

Bref, des plus et des moins, dont je ne sais qui l’emporte, alors je vous laisse seuls juges !!

Citations, bons mots ou trouvailles littéraires :

*la mer palpitait dans l’invisible.

*elle lui tapotait les joues avec de l’eau de toilette, (…) lui donnait de petites claques avec ses mains pleines d’amour silencieux.

*de drôles de pensées enroulées dans sa tête.

*ça m’a mis un coup de penser à une morte qui vivait dans ma tête, grâce à une odeur de menthe et de thé brûlant.

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