Pseudo d’Ella BALLAERT

Publié le par LAURA

image

Editions Myriapode – 2011 – 215 pages

4è de couverture

Un homme, une femme, engagent une correspondance sur le Net. Mais l’un(e) des deux n’est pas celui que l’autre croit. Jeux de séduction épistolaire, libertinage amusé, masques, mensonges et vérités... On croit ne jouer qu’avec les mots. Mais le drame n’est pas loin. En feront l’expérience Jeanne, vingt-cinq ans, musicienne et romantique ; Sophie, la quarantaine mondaine et cynique ; Alice, une trentenaire accro au poker, la flambeuse du groupe, et Ulysse, un antiquaire un peu distant mais si élégant !

L’auteur :

image

Enfance à Avranches, face au Mont Saint-Michel, et à Granville. Odeurs de la mer et du varech, musique de la mer et du ressac, lumière de la mer et des grèves.
Après les années de formation (ENS de Fontenay-aux-Roses et Agrégation de Lettres), quelque temps dans l'enseignement, puis dans la communication (comme chargée d'études qualitatives), Ella BALLAERT se consacre désormais à l'écriture - la sienne (pour la jeunesse et pour adultes) et celle des autres. Ses thèmes de prédilection sont la liberté, l’identité et la question du langage.

Mon avis : Coeur rouge

Je ne connaissais d’Ella Balaert que La lettre déchirée, roman souvent proposé aux ados dans les collèges.

Là nous avons un roman qui décortique les habitudes prises avec les pseudos, ce que l’on veut dévoiler, ce que l’on cache. L’auteur analyse finement l’impact sur les uns et les autres de ces conversations masquées.

Pas un récit à proprement parler, mais l’histoire se fait au fur et à mesure des mails échangés, entre les trois femmes et avec Ulysse. Il y a un peu de cruauté dans ce jeu du chat et de la souris, ou plutôt des souris…

Une belle mise en garde au final sur les faux-semblants que peut créer le virtuel, fût-ce pour échapper à la solitude.

Roman résolument moderne dans sa forme et très profond dans l’analyse, et que j’ai beaucoup aimé.

Citations :

*Pourquoi n’avons-nous qu’une seule vie ? Pourquoi à chaque pas, le chemin que nous empruntons nous éloigne-t-il de celui que nous aurions pu choisir ? Que nous aurions dû, peut-être ? Nous mourons à chaque instant des vies que nous ne vivons pas.

*J’ai perdu ma mère, je sais ce que c’est, quand la vie se met à boiter.

Publié dans LIRE

Commenter cet article