Mort d’un clone de Pierre BORDAGE

Publié le par LAURA

Mort d'un clone par Bordage

Editions AU DIABLE VAUVERT – 2012 - pages – 4è de couverture

C'est le premier roman de littérature générale de Pierre Bordage, et il va fortement surprendre…
Nous sommes à la fin du siècle dernier, un chroniqueur distancié nous raconte la vie de Martial Bonneteau, un petit employé à la quarantaine aigrie, mal mariée à une femme épaisse et acariâtre qu’il n’a jamais pu satisfaire sexuellement, père de deux fils aussi tristes que lui et d’une fille qui se cherche ; Martial est un médiocre qui enfouit dans la routine et le mépris de soi les frustrations d’une existence de clone parmi les clones. Et puis un matin, de micro-événements en micro-événements, un regard dans le métro, un retard au bureau, Martial Bonneteau va légèrement diverger de son chemin quotidien bien tracé, et c’est tout son univers normé qui commence à se lézarder…
Soudain livré à un confus désir de vivre, notre anti-héros va connaître bien des mésaventures : d’abord généreusement initié au sexe et au plaisir par une prostituée de la rue St-Denis, il va abattre un par un les murs qui emprisonnait sa vie : retour au foyer, réaction des proches et des collègues, scènes de ménages, hystérie familiale, coaching psychologique… Les scènes d’anthologie se succèdent sur un rythme de comédie ou de théâtre de boulevard, et on rit beaucoup. On rit surtout du portrait au vitriol, presque cynique, que brosse Bordage de nos aliénations ordinaires.
Jusqu’à la disparition du clone, où, après l’ironie et l’humour noir, on retrouve l’écrivain qui nous parle mieux que tout autre d’humanité.

(source : Babélio)

L’auteur :

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Pierre Bordage est né en janvier 1955 à la Réorthe, en Vendée.
Après une scolarité sans histoire, il découvre l'écriture lors d'un atelier en 1975. Il n'a encore jamais lu de Science-fiction, lorsqu'il est amené à lire pour une dissertation Les chroniques martiennes de Ray Bradbury, qui est une véritable révélation.
Découvrant à Paris un ouvrage d'Orson Scott Card édité par l'Atalante, il propose Les guerriers du silence à l'Atalante, qui l'éditera en 1993.
La reconnaissance des amateurs et des professionnels de la science-fiction se traduit rapidement par le Grand Prix de l'Imaginaire et le Prix Julia Verlanger en 1994. Il obtient encore le prix Cosmos 2000 pour La citadelle Hyponéros en 1996, et le prix Tour Eiffel de science-fiction 1998 pour Wang.
C'est avec sa trilogie Les Guerriers du silence, publiée aux éditions de l'Atalante et vendue à 50 000 exemplaires, qu'il rencontre le succès. Ce space opera ainsi que le cycle de Wang sont salués par la critique littéraire comme des œuvres majeures du renouveau de la science-fiction française des années 1990, genre qui était alors dominé par les auteurs anglo-saxons. En 2000, il crée avec Folio l'aventure des Derniers hommes, un feuilleton en six volumes.
Au fil de ses publications, Pierre Bordage acquiert la notoriété et une reconnaissance parmi les meilleurs romanciers populaires français. Auteur d'une quarantaine d'ouvrages ainsi que de nouvelles, publiés chez différents éditeurs (notamment Au Diable Vauvert) et de différents genres (fantasy historique avec L'Enjomineur, science fantasy avec Les fables de l'Humpur, polar, etc.), il a aussi conçu des novélisations et a même réalisé quelques scénarios pour le cinéma, pour ensuite s'essayer à l'adaptation théatrale ainsi qu'à celle de sa propre œuvre en bande dessinée.
Les ouvrages de Pierre Bordage ont une orientation humaniste, axée sur la découverte de la spiritualité, la lutte contre le fanatisme ou encore le détournement du pouvoir politico-religieux au profit de quelques-uns. Bien qu'issu de la science-fiction, il travaille bien davantage sur ses personnages que sur la science et les technologies qu'il met en scène, et s'inspire des épopées et des mythologies du monde entier.

Mon avis : Confus

Pourtant "accro" à cet auteur, je ne peux pas dire que j'ai aimé ce roman d'un nouveau genre pour lui ; souri un peu au début, mais vite lassée ensuite.
Tous ces clichés et cette image de la femme qu'il donne, s'il a voulu forcer le trait volontairement, ce que je crois, pour dénoncer au vitriol, un certain nombre de nos aliénations ordinaires, on peut dire que trop c'est trop... Il sait pourtant tellement bien faire dans l’humanisme, habituellement…

Du coup j'ai ressorti "Wang", son créneau SF de prédilection, pour me remettre un bon, très bon Bordage en tête !!
C'était le premier livre Kindle que j'achetais pour le lire avec mon smartphone : mauvaise pioche !!

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Richard 17/02/2012 20:04

Alors, on passe son tour ...
Merci !

LAURA 29/02/2012 07:40



eh oui, je pense que c'est la première fois que je n'aime pas un roman de Bordage mais là.... je ne peux pas dire autre chose, hélas !