Brèves de campagne de Gérard CALMETTES

Publié le par LES PASSIONS DE LAURA

BREVES DE CAMPAGNEMichalon Editions –128 pages - 4è de couverture :

Fini les voyages à l’autre bout du monde, l’Autre habite au village : visages connus, chaque jour reconnus, mains serrées au détour d’une ruelle, au profond d’une cave, le long d’un chemin… Comme la campagne est belle !

On y va, on y revient, on y retourne. On en rêve ! Et si l’on prenait racine dès la cinquantaine, comme l’a fait Gérard Calmettes troquant alors cité tout excitée contre village au creux d’un vallon ? Utopie soixante-huitarde ?

L’auteur :

Gérard CALMETTES est installé dans un petit village bourguignon depuis une vingtaine d’années. Il a déjà publié Un parisien à la campagne en 1999, Lamartine, voix de la République et Jules Roy, le barbare de Vézelay.

 

Mon avis :

Plonger dans ce petit récit nous invite  à goûter la saveur de la vie à la campagne, à en déguster les choses vraies : les écharpes de brouillard à l’aube sur un champ, la ramure fièrement dressée d’un arbre, les animaux, et surtout l’autre manière d’appréhender les jours…

J’y ai effectivement trouvé beaucoup de ce qui fait que je vis à la campagne : notamment l’invitation subtile de Dame Nature à apprécier, à sentir, à ressentir tout ce qui nous entoure.

Je mettrais juste un bémol à ce recueil idyllique : les gens ne sont pas forcément aussi accueillants et bienveillants que ça pour les citadins repentis mais, direz-vous leur fréquentation n’est pas une obligation….

Il y a le rythme de bonheurs simples, de belles formules, un visible amour de l’écriture, c’est aussi pour cela que j’ai aimé ce livre.

 

Citations et belles expressions :

* « Qu’heureux est le mortel qui, du monde ignoré, vit content de soi-même en un coin retiré ! »

*Considéré par un ancien, le temps est un voleur qui prend ses jambes à son cou.

*(…)Nous cueillerons, fraîches de rosée, de longues gousses vert pâle, nacrées, astiquées par la main câline du vent, pulpeuses, au ventre capitonné d’un fin duvet dans lequel sommeilleront, reliés par une sorte de cordon ombilical et prêts à éclore, les grains que nous décortiquerons à la pointe du couteau(…)

*C’est, au chant du coq, un matin printanier qui a pris sa douche et, en tenue légère, se sèche aux premiers rayons.

*Grignoter le temps qui passe, en gourmet, par petites bouchées d’instants. Ecouter, les bras ballants, les feuillages qui gouttent. Ramasser une pomme, lentement la grignoter, fraîche comme la rosée, fondante sur la langue.

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Richard 20/09/2010 11:42


Ça me semble bien joli ce petit recueil !
Merci !


LES PASSIONS DE LAURA 20/09/2010 16:56



C'est tout à fait le genre de vie que je prise !