Concerto à la mémoire d'un ange d'Eric-Emmanuel SCHMITT

Publié le par LES PASSIONS DE LAURA

CONCERTO A LA MEMOIRE D UN ANGEEditions Albin Michel – 230 pages - 4è de couverture :

Quel rapport entre une femme qui empoisonne ses maris successifs et un président de la République amoureux ? Quel lien entre un simple marin et un escroc international vendant des bondieuseries usinées en Chine ? Par quel miracle une image de Sainte Rita, patronne des causes désespérées, devient-elle le guide mystérieux de leurs existences ?

Tous ces héros ont eu la possibilité de se racheter, de préférer la lumière à l’ombre. A chacun, un jour, la rédemption a été offerte. Certains l’ont reçue, d’autres l’ont refusée, quelques-uns ne se sont aperçus de rien. 

Quatre histoires liées entre elles. Quatre histoires qui traversent l’ordinaire et l’extraordinaire de toute vie. Quatre histoires qui creusent cette question : sommes-nous libres ou subissons-nous un destin ? Pouvons-nous changer ?

Suivies du journal tenu par l’auteur durant l’écriture.

PRIX GONCOURT DE LA NOUVELLE EN 2010.

L’auteur :

Eric-Emmanuel SCHMITT, né en 1960, est nouvelliste, romancier, dramaturge franco-belge. Sa passion pour le théâtre lui est venue à l’adolescence lors d’une représentation de Cyrano de Bergerac à laquelle il assistait avec sa mère. Il en fut ému aux larmes et le théâtre devint sa passion.

Agrégé de philo, il a poursuivi les études, et soutenu en 1987 une thèse sur Diderot. Il a enseigné quelques années en lycée puis en fac. Désormais il se consacre à l’écriture, tant de romans, que de nouvelles, que de scénarios et est très largement primé dans plusieurs pays d’Europe.

Il est naturalisé belge et vit à Bruxelles.

Mon avis :

Ca se lit, vite, mais ça ne m’a pas accrochée. La 4è de couverture était alléchante pourtant, mais les histoires en elles-mêmes, bof ! à part peut-être la dernière… Trop de « binaire » : la vilaine empoisonneuse et le prêtre lumineux, le papa lointain et indifférent et les pauvres petites filles délaissées, la gentille femme seule du volage président…. A chaque fois, on assiste à une partie de ping-pong quasi jouée d’avance. Désolée pour les inconditionnels de cet auteur ! Je sais : il a eu le Goncourt de la nouvelle, mais on a le droit de ne pas être emballée !!

Par contre, le journal d’écriture, lui, m’a intéressée et «a racheté » le reste.

Lire l’écriture en train de se faire est passionnant ; on entre pour ainsi dire dans le dialogue intérieur de l’auteur. Oubliées les quelques fleurs que modestement il se jette au passage (p.215-217), on est au cœur de sa réflexion sur la nouvelle, genre assez peu prisé en France et là, ça me parle ; sur la place de la famille dans la vie de l’écrivain, puis sur la poursuite d’un destin, ou bien la liberté de choix, avec des questions sur la liberté, où l’on retrouve ses réflexions de philosophe.

 Citations :

*Il en est des destins comme des livres sacrés : c’est la lecture qui leur donne un sens. Le livre clos reste muet ; il ne parlera que lorsqu’il sera ouvert ; et la langue qu’il emploiera sera celle de celui qui s’y penche, teintée par ses attentes, ses désirs, ses aspirations, ses obsessions, ses violences, ses troubles. Les faits sont comme les phrases du livre, ils n’ont pas de sens par eux-mêmes, seulement le sens qu’on leur prête.

*Je n’avais jamais noté combien l’âge nous rend libres. A vingt ans, nous sommes le produit de notre éducation, mais à quarante ans, enfin, le résultat de nos choix –si nous en avons fait.

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