L'homme qui m'a donné la vie de Virginia BART

Publié le par LAURA

L’homme qui m’a donné la vie par BartEditions Buchet-Chastel –180 pages – 4è de couverture

« En le regardant à nouveau s’élancer dans les vagues, je comprends que je n’ai plus peur. Ma conception ne vaut ni plus ni moins que celle des autres enfants.  Surtout, je n’ai plus besoin que n’importe qui m’aime ou m’admire. Je n’aurai plus besoin non plus de jouer à l’homme que mon père n’a pas été. Je sais aussi que, plus jamais, je ne ressentirai cette émotion qui me foudroyait la poitrine quand je côtoyais des pères de famille ordinaires. Car j’ai un père. Et peu importe qu’il soit cabossé, fracassé, frénétique ou sauvage. J’ai un père. »

La France des années 70 et du mouvement hippie. Un père absent et marginal. Sa fille, abandonnée. Entre le sud de la France et l’Espagne, l’histoire chaotique et forte de leur réconciliation.

 

L’auteur :

Virginia BartVirginia BART est née en 1973 à Sète. Elle est journaliste (Marianne, VSD). L’homme qui m’a donné la vie est son premier roman.

La présentation du livre par l’auteur ici.

 

Mon avis :

Premier roman, court mais plein d’intensité.

On suit facilement la narratrice à la re-découverte de ce père qui a choisi de « faire la route », seule manière pour lui de vivre,  pour ne pas avoir à affronter ses rêves impossibles. (« Moi je pars à la conquête du monde et à la première difficulté, je m’assois dans un champ et j’allume un pétard. »)  Lors de ses réapparitions, Valérie va de déconvenues en petits bonheurs, pour finalement l’accepter tel qu’il est. (« Car j’ai un père. Et peu importe qu’il soit cabossé, fracassé, frénétique ou sauvage. J’ai un père. »)

C’est bien écrit, ça se lit aisément. 

 

Citations, bons mots ou trouvailles littéraires :

*Le choix est surtout ressenti par les gens normaux. Nous les marginaux, on se laisse plutôt glisser sur la pente du refus du choix. On laisse les choses choisir pour nous.

*J’écoute mon père et je le trouve passionnant. Il a peut-être été un « bon à rien », mais à cet instant, il me paraît extraordinaire et romanesque. Plus que ne le seront jamais les pères banquiers, avocats ou chefs d’entreprise. Je me laisse porter par son récit qui épouse le rythme de la musique tandis que l’alcool fait vibrer mes artères.

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Anis 03/01/2011 19:43


Mais un père, est parfois si mauvais qu'il ne vaut pas la peine. Ce qui n'est tout de même pas le cas ici. J'en profite tpour te souhaiter une excellente nouvelle année.


LAURA 03/01/2011 21:54



Merci pour ton message et belle et douce année 2011