La diagonale du vide de Pierre PEJU

Publié le par LES PASSIONS DE LAURA

4è de couverture :

Marc Travenne, designer de talent et homme d’affaires, mène une vie agitée. Persuadé qu’il est « passé à côté de sa propre histoire », il décide de tout arrêter, part sur les routes et se retire dans un gîte perdu, dans une région d’Ardèche battue par les vents. Bientôt, une randonneuse énigmatique vient troubler sa solitude. Elle marche, depuis des jours, le long de ce que les géographes appellent « la diagonale du vide », cette étroite bande de territoire qui partage la France des Landes aux Ardennes et sur laquelle la densité de population est faible et les zones sauvages nombreuses.

Travenne va suivre et poursuivre cette aventurière qui, avant d’être enlevée sous ses yeux, a le temps de lui livrer une part de son secret. De rencontres en révélations, Travenne va voir sa vie basculer, découvrant que la diagonale des solitudes traverse aussi l’Afghanistan ou New York.

 L’auteur :

Pierre PEJU, fils de libraires,  est né en 1946 à Lyon. Il enseigne à Grenoble et est responsable de collection aux éditions José Corti. On lui doit plusieurs romans : La Petite Chartreuse (Prix du Livre Inter 2003) , Le Rire de l’Ogre (prix du roman FNAC 2005), Cœur de Pierre et aussi des essais, des contes.

 Mon avis :

J’aime beaucoup le style d’écriture de Pierre Péju, que j’avais découvert dans La Petite Chartreuse. Pas de longues phrases ampoulées, mais des « images » bien rendues, écrites avec ses émotions. Parfois quelques morceaux de phrases sur lesquelles je m’arrête, comme par exemple : « [La sirène de l’usine] Elle hurlait à midi. A six heures du soir, elle retentissait encore. Déchirante. Blessante. Enfonçant les horaires de labeur au fond de tous les tympans. » ou encore « [le 4X4] L’engin noir est resté un moment à l’arrêt, puis il a démarré à vive allure……. La nuit a sucé longtemps ses feux rouges, comme des bonbons ».

J’ai souffert avec Marc du « vide » laissé par Mathieu, j’ai aimé avec Marion quand elle  parlait de Francis (moi qui pourtant professe : Ni Dieu, ni Maître !), je me suis identifiée à la solitude de Marc, à son besoin de lâcher prise, de faire le point sur ce qu’il a «raté de la vie », Irène m’a émue mais pas l’arrogant commandant Francis…

L’écriture m’a embarquée et quand j’ai refermé le livre, je suis restée songeuse, à réfléchir…. Car c’est un livre qui fait se poser de nombreuses questions sur le sens de la vie.

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