Le baiser dans la nuque - Hugo BORIS

Publié le par LES PASSIONS DE LAURA

4è de couverture :

Bientôt Fanny sera sourde. Bientôt elle n'entendra plus les pleurs des enfants qu'elle aide à mettre au monde. Pourtant, avant que le silence ne se referme sur sa vie, la jeune femme décide de prendre des cours de piano. Louis, son professeur, elle l'a croisé à la maternité. Un homme solitaire et secret, doux et blessé. Au fil des leçons, une complicité pudique s'installe entre eux. Peu de mots, quelques gestes, des regards, et puis la musique. Pour affronter et surmonter la maladie, qui progresse, mais aussi, surtout, pour se soutenir mutuellement.

 L’auteur :

Hugo BORIS est né en 1980. Après une hypokhâgne et des études de sciences politiques,  il sera diplômé de l'Ecole du cinéma Louis Lumière. Il a réalisé une dizaine de courts-métrages et travaille régulièrement comme assistant réalisateur. Après sa nouvelle 'N' oublie pas de montrer ma tête au peuple', lauréate du prix du Jeune écrivain, 'Le Baiser dans la nuque' est son premier roman. Le deuxième est sorti en 2007 : La Délégation norvégienne.

 Mon avis :

 C’est un bon livre mais j’aurais aimé que les personnages soient plus proches de moi. On regarde leur intimité, tout est en finesse mais on n’entre pas vraiment dans leur histoire, comme s’il y avait un écran entre eux et nous. Me connaissant, d’après le pitch, je m’attendais à être émue en lisant ce livre, mais je suis restée un peu en dehors. Dommage !!

Par contre, j’en ai aimé l’écriture à phrases brèves, souvent sans verbe, qui claquent, avec un style très imagé et inventif ; en voici un exemple :

« Une bruine légère tombe sur l’impasse, vaporisée par mouvements brusques. Une odeur de feuilles mortes incendiées  s’y ajoute, donne en mariage l’automne à la rue. » Belle image, non ?

Un autre pour le plaisir : « Lui qui n’a jamais vu Vincent, cherche à inférer le père à partir de l’enfant. …Prendre l’enfant, soustraire la mère, en déduire le père. Je prends deux, et j’en retiens un. Discerner chez l’enfant la part de la mère et en déduire celle de l’autre… Il a émis des hypothèses. »

Une dernière : «Le ciel est bâché. L’air froid, piquant…. Février et sa caricature sur un même portrait. »

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