Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates de Mary Ann SHAFFER et Annie BROWS

Publié le par LES PASSIONS DE LAURA

LE CERCLE LITTERAIRE DESEditions France LOISIRS -  398 pages - 4è de couverture :

Juliet, jeune écrivain londonienne, est en mal d’inspiration. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un fermier de l’Ile de Guernesey lui fournisse la solution ? C’est par ce courrier anodin qu’elle découvre l’existence d’un cercle littéraire hors du commun, créé par les gens de l’île pour tromper l’ennemi et embellir leur quotidien. Au programme, dégustation secrète de cochon rôti et partage de belles lectures. Au fil des lettres échangées avec les insulaires, Juliet s’attache à ces destins à la fois bouleversants et loufoques. Elle décide de partir à la rencontre de la petite communauté. Ce dont elle ne se doute pas encore, c’est que ce voyage changera sa vie à jamais…

Traduction d’Aline AZOULAY

 L’auteur :

Mary Ann SHAFFER (1934-2008) était fascinée par les Iles anglo-normandes. Elle pense donc naturellement à Guernesey lorsque son propre cercle littéraire l’encourage à écrire. Ce livre est son premier roman, écrit avec sa nièce Annie Barrows, elle-même auteur de livres pour enfants. Elle n’en verra pas la parution et c’est sa nièce qui a fait les derniers ajustements.

 Mon avis :

Ce roman a été tellement commenté que j’hésitais à le lire, de peur d’être déçue. Mais je comprends désormais pourquoi on en a tant parlé !!

Pour ma part, je ne pouvais que l’aimer tellement c’est plein d’humanisme, d’espoir, d’amour de la vie.

Les personnages sont très attachants, alors en refermant le livre, on a le sentiment de quitter des amis. Elizabeth est tellement « vivante » dans le début du livre que je n’avais même pas remarqué qu’elle n’était plus dans l’île, avant que l’auteur le précise. Très fort comme construction ! Seul le personnage de Rémy n'apporte pas grand chose à l'histoire à mon sens et encore moins sa venue dans l'île.

Oscar Wilde, Sénèque, Charles Lamb, Wordsworth sont lus tour à tour par la petite communauté, d’où un très bel hommage à la littérature comme force de soutien à tous ces gens pour supporter l’occupation allemande, l’obligation de se séparer de leurs enfants afin de leur éviter la famine, les brimades, le manque de tout.

De plus, la forme épistolaire du roman allège l’ensemble et permet de faire passer les évocations des camps et autres horreurs sans tomber dans le lamento.

Je le recommande  vivement aux quelques-un(e)s qui ne l’ont pas encore lu.

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La librivore 11/09/2010 22:25


C'est vrai qu'on en a beaucoup entendu parler de ce roman. Il continue de remporter un beau succès. Il aura peut-être ainsi une longue vie.


Suzanne 09/09/2010 17:37


J'hésitais encore car je suis un peu comme toi lorsque les romans sont trop ou archi commentés, je me méfie. Mais je t,avoue que des derniers avis parcourus, dont le tien, ont attisés ma curiosité
encore plus alors je vais le lire.
Belle journée.


LES PASSIONS DE LAURA 09/09/2010 22:33



Un bon moment de lecture en perspective pour toi, chère Suzanne.  Belle journée !