Le diable danse à Bleeding Heart Square d'Andrew Taylor

Publié le par LAURA

Le diable danse à Bleeding heart square par Taylor

Editions du CHERCHE MIDI  - 480 pages – 4è de couverture

1934. Londres. Lydia Langstone fuit la haute société anglais et un mari violent pour trouver refuge dans une petite pension de famille sise à Bleeding Heart Square.  Privée des privilèges que lui conférait son statut social, elle tente de renouer avec une vie plus modeste, plus indépendante aussi. Mais très vite Lydia se trouve confrontée à d’étranges évènements. Qui est cet homme qui semble surveiller nuit et jour les allées et venues dans la maison ? Qu’est devenue Miss Penhow, l’ancienne propriétaire de la pension, mystérieusement disparue ? Enfin, qui envoie des morceaux de cœur en décomposition à Joseph Serridge, le dernier pensionnaire à avoir vu Miss Penhow vivante ?

 

L’auteur :

Andrew TaylorAndrew TAYLOR est né en 1951. Romancier anglais à succès, il a exercé de nombreux métiers avant de se consacrer pleinement à l’écriture à partir de 1981. Auteur d'articles consacrés à la littérature policière, il collabore régulièrement à l'Independent et au Times. Il vit à la frontière de l’Angleterre et du Pays de Galles, dans la forêt de Dean.

 

Mon avis : YYYL

Comme vous le voyez ci-dessus je suis un peu déçue par ce roman. La 4è dit « récit à la construction géniale » et moi je dis « longuet, téléphoné, sans surprise quoi ! ».

On suit parallèlement le journal de Miss Penhow, la disparue, et la vie au jour le jour à Bleeding Heart Square. Alors, oui certes, il y a de la construction dans ce roman, mais pas de finesse. Je m’explique : il faut que Wentwood aille à Rawling, dernier endroit où a été vue Philippa, c’est Ranton qui le lui demande. Et justement, que ne lui a pas dit Ranton ? C’est qu’il habite lui-même à Ranton… - la ferme de Mortsham appartenait à qui avant Serridge ? au père de Lydia… Les ficelles sont grosses et tout cela est trop « léché ». Il n’y a pas de place pour que le lecteur cherche lui-même les indices, on lui sert sur un plateau au lieu de les semer discrètement jusqu’à la révélation ultime. Show, don’t tell ! dit-on dans les écoles de creative-writing américaines. En cela je suis d’accord aussi avec  Grimod de la Reynière quand il écrivait : « il faut bien laisser quelque chose à désirer à l’imagination du lecteur, qui aime toujours qu’on lui fasse sa part dans un ouvrage ! »

Par contre, j’ai bien aimé la manière dont l’auteur dépeint le contexte historique du Londres des années 30 : la fracture sociale, la crise économique,  la montée en puissance d’Oswald Mosley (militant d’extrême-droite proche du milieu nazi et interné pour cette même raison pendant la Seconde Guerre)…

Au final, un livre que j’ai lu jusqu’au bout mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable quoi qu’en dise le New York Times « des thrillers littéraires de cet acabit… on en redemande ! »

 

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