Le Théâtre des Rêves de Bernard FOGLINO

Publié le par LES PASSIONS DE LAURA

LE THEATRE DES REVES10/18– 271 pages - 4è de couverture :

La routine a du bon, même si elle prend les traits d'une concierge acariâtre et d'un colocataire manchot en mal d'amour. Baptiste Flamini, touriste de la vie, se contenterait bien de ce quotidien paisible qui lui laisse tout loisir de collectionner les collectionneurs. Mais tout bascule avec la rencontre d'un mystérieux mage africain. Le voilà parti malgré lui à la recherche d'un album qui le mène au Théâtre des Rêves : pub étrange, hors du temps, où l'on commente les matchs d'avant 1975. La bière et la bonne humeur sont au rendez-vous, et pourtant...
"C'est un vrai faux polar où l'on tremble pour rire et l'on rit pour de vrai." (Le Figaro Littéraire)

L’auteur :

Bernard FOGLINO, né à Bordeaux en 1958, vit à Paris où il travaille dans la finance. Il a écrit un autre roman La Mécanique du monde paru en 2008.

Mon avis :

Tout au long du livre, j’ai gloussé : à des tournures de phrases (« quand ils meurent , on s’aperçoit qu’ils sont tout légers, comme un arbre que les termites ont transformé en gaufrettes à l’intérieur. » ou «avec ses membres décharnés et son cou tavelé, .. faisait penser à un pauvre volatile, agonisant sur une plage mazoutée » ou encore «sa brosse (à dents) tournait le dos à la mienne, mêlant ses poils mouillés à celle de Biquet….ça m’a fait un choc. Ces deux brosses qui se bécotaient sous le nez de la mienne. ») et aussi à des situations loufoques, limite déjantées : quand les aficionados du Théâtre des Rêves mettent le feu au maillot de foot synthétique et publicitaire d’un client, parce qu’ils ne supportent que ceux d’avant la pub, quand le foot était « propre » ou l’histoire du coloc. Robert, écrivain manchot, gardien de nuit à la morgue et notamment le passage sur la façon dont il a perdu son bras.

Et puis il y a les objets de toutes sortes que le narrateur doit trouver pour ses clients collectionneurs : des poils pubiens d’Elvis Presley, une photo originale de Patton... Quand il ne trouve pas, parfois il triche : « J'aurais pu sacrifier une touffe de mes propres poils. Mais cela ne faisait pas sérieux. Le roi du rock ne pouvait tout de même pas avoir les ridicules bouclettes de monsieur Tout-le-monde. Il fallait du flamboyant. De l'animal, du volume. Je voulais que M. Ali en ait pour son argent, et il en aurait pour son argent. »

Ce n’est qu’à la toute fin que l’on découvre qui est réellement Baptiste Flamini, le narrateur… De bout en bout, c’est tout simplement jubilatoire !!! 

ËËËËËËËËËË

PETIT JEU   

Comment s’appelle un collectionneur de :

-      Chouettes et hiboux ? un hululophiliste

-P    Papier d’alu des tablettes de chocolat ? un chocolabelléophile

-      Bagues de cigares ? un vitolphiliste

-      Cravates ? un kravacoluphile

-      Dessus de caisses à vin ? un capsapyroenophile

-      Flacons de parfum miniatures ? un lécytiophiliste

-      Fèves ? un fabophile

-      Nains de jardins ? un nanipabulophiliste

-      Ours en peluche ? un arctophile

-      Porte-clés ? un copocléphile

-      Tirelires ? un tiraliraphiliste

-      Trains miniatures ? un ferrovipathe 

(source : site Au temps présent)

 

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