Les déferlantes de Claudie GALLAY

Publié le par LES PASSIONS DE LAURA

LES DEFERLANTESEditions J’ai Lu– 539 pages - 4è de couverture :

C’est à La Hague –un bout de monde à la pointe du Cotentin- que la narratrice est venue se réfugier. Elle arpente les landes, observe les oiseaux migrateurs…et Lambert, homme mystérieux et tourmenté aperçu un jour de tempête et qui n’a cessé depuis lors d’éveiller sa curiosité.

Grand prix des Lectrices ELLE 2009.


L’auteur :

Claudie GALLAY née en 1961, a grandi en Isère. Petite, elle a beaucoup observé la nature. Institutrice à mi-temps jusqu’en juin 2010, elle prend un congé de deux ans pour se laisser porter par l’écriture.

Son nouveau roman L’amour est une île paraîtra en août prochain. Situé en 2003 au Festival d’Avignon, il fera partie de la rentrée littéraire avec grand succès j’imagine.

Les Déferlantes quant à lui, sortie en 2008, a obtenu 6 prix littéraires.

Mon avis :

Un vrai BONHEUR de lecture !

Un style magnifique, une fine observation du genre humain et de ses sentiments, un regard particulier sur la vieillesse, tout m’a incité à ne plus lever le nez du roman, une fois commencé ! Il y a aussi tout ce qui se raconte dans les silences, inaudible mais assourdissant : ces blessures, ces solitudes.

Un article lu sur Claudie Gallay raconte qu’elle écrit 7 à 8 versions de chacun de ses livres, qu’elle lit à voix haute pour donner le rythme. Eh bien, c’est réussi ! comme un bijou précieux.

Je vous le recommande vivement ! Faites-le circuler, offrez-le aussi : il le mérite…

 Citations :

*Les questions, les réponses, ce complexe tricotage de mensonges et de vérité. Les choses dites en décalé, celles dites seulement en partie et celle qui ne le seront jamais. Toutes les teintes du contre-jour. J’avais appris ça avec les cormorans.

*Elles se sont regardées, deux vieilles comme deux haines. Elles ne se sont rien dit. La Mère a fait entendre un long chuintement et Nan a craché.

*J’ai regardé autour de moi. Objets oubliés, perdus, chaises inconfortables, ombrelles d’un autre temps… Il y avait, là autour, toute une accumulation de choses étrangères les unes aux autres, et pourtant reliées par une connivence sensible. […] L’encombrement des greniers ressemble parfois à celui des mémoires.

*On s’est arrêtés tout en haut de la falaise, presque au bord, deux solitudes face à la mer, revenus aux origines du monde. La mer reculait, elle revenait, des arbres poussaient et les enfants naissaient et ils mouraient. D’autres enfants les remplaçaient. Et la mer, toujours.

*Le désir, […] ce besoin que nous avons de l’assouvir et le regret qu’il le soit…

*On trouvait ici, le long de ces murets, une étrange petite plante rase qu’on appelle la mal-herbe. La légende veut que celui qui marche sur la mal-herbe s’égare dans la lande, il erre le restant de sa vie, incapable de retrouver son chemin. Tu as été ma mal-herbe.

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La librivore 13/10/2010 09:18


ça y est, je l'ai lu il y a peu de temps. J'ai mis un billet sur mon blog. Si tu viens le lire, cela me fera très plaisir.


LES PASSIONS DE LAURA 13/10/2010 19:34



j'y vais de ce ... clic de souris !!  



La librivore 01/08/2010 21:39


C'est sûr je vais le lire et je pense que je ne serai pas déçue.


LES PASSIONS DE LAURA 01/08/2010 22:28



c'est un très beau roman et j'aime beaucoup le style de Claudie Gallay. J'ai vu que son nouveau roman fait partie de la rentrée littéraire ; je pense que ce sera une valeur sûre de celle-ci.