Les pieds dans l'eau de Benoît DUTEURTRE

Publié le par LAURA

Les pieds dans l'eau par DuteurtreEditions France LOISIRS – 239 pages – 4è de couverture

« Le 29 septembre 1990, une vingtaine de descendants de René Coty, se retrouvèrent à l’Elysée. Chez les petites filles du président, d’ordinaires si ardentes à rompre avec le passé, l’opportunité sembla éveiller un brin d’amusement. Rien ne pouvait désormais entraver le triomphe de cette vie normale vers laquelle ma famille inclinait depuis trente ans. »

Avec ce roman familial, Benoît Duteurtre déploie son art d’humoriste social sur un mode plus intime. A l’ombre des falaises d’Etretat, il observe les transformations de la bourgeoisie en vacances, le catholicisme revisité par mai 68 et sa propre évolution de jeune homme moderne à la découverte de la nostalgie.

L’auteur :

Benoît Duteurtre

Benoît DUTEURTRE est né en 1960 près du Havre. Des études de musicologie à Rouen, puis divers boulots dans la musique, le journalisme. Un premier roman en 1985 : Sommeil perdu, puis un autre en 2000 : A propos des vaches. Et régulièrement paraît un nouvel ouvrage, avec toujours un « thème » social  : les sans papiers, le milieu gay, la musique contemporaine, l’entreprise….

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce roman-chronique qui m’a rappelé l’époque de mon enfance et de mon adolescence (je suis de la même génération que l’auteur), même si je ne suis pas de cette région.

J’ai été intéressé par l’évocation de la vie du président Coty, de sa femme « Madame Sans Gaine », et de ses petites-filles Les Cousines ; une vie de famille simple, pas bling-bling visiblement ; les  deux branches de la famille, la normande moins chic  que la parisienne plus fortunée ; l’adolescence de l’auteur  attiré par la vie de ses copains dans les nouveaux HLM ; la villa familiale La Ramée.

L’auteur , avec beaucoup d’humour et un ton incisif, croque l’évolution de la société dans son petit microcosme étretatais. Quelques descriptions savoureuses des vacanciers  et des « locaux »avec leur vin blanc-crevettes, leurs périssoires et leur plage de galets ;  des sourires à l’évocation du spectacle de fin d’été ;  beaucoup de plaisir donc tout au long du roman, plaisir soutenu par une écriture fluide et très agréable.

Citations  :

*Sous le ciel parsemé de nuages cotonneux, de jolies vaguelettes s’arrondissaient dans la lumière ; et leur mince torsade  courait le long du rivage en traînant derrière elle son sillon d’écume.

Publié dans LIRE

Commenter cet article

Richard 06/03/2011 20:10


J'aime beaucoup ce genre de roman ...
Et même comme Québécois, on peut avoir du plaisir à s'imprégner d'une atmosphère différente ...
Merci Laura !


LAURA 07/03/2011 07:17



Je ne doute pas que ta grande ouverture d'esprit te permettrait de trouver ton compte dans un tel roman.


Merci pour ton message, cher Richard !