Monsieur Dick de Jean-Pierre OHL

Publié le par LAURA

Monsieur Dick par OhlEditions GALLIMARD –281pages – 4è de couverture

Le narrateur, François Daumal, nourrit une passion exclusive pour Dickens. Il est hanté par le désir de connaître la fin que prévoyait de donner le grand écrivain à son ultime roman, le Mystère d’Edwin Drood, dont l’inachèvement a suscité jusqu’à nos jours un déluge d’hypothèses parfois délirantes. Mais Daumal a un rival en la personne de Michel Mangematin, qui poursuit la même chimère… Sous le regard d’un vieux libraire mystérieux, M. Krook, les deux jeunes gens se livrent à un duel acharné, qui se prolonge sur le terrain amoureux. Les énigmes se multiplient, les rebondissements emportent le récit d’une époque à l’autre sur un rythme effréné, en compagnie de personnages extravagants dignes de Miss Havisham ou de Mr Pickwick. Lequel des deux jeunes hommes découvrira le secret d’Edwin Drood ?

Brillant divertissement, Monsieur Dick est aussi un hymne à la littérature et à ses pouvoirs.

L’auteur :

Jean-Pierre OhlJean-Pierre OHL est libraire à Talence et formateur à l’IUT Métiers du Livre à Bordeaux. Monsieur Dick est son premier roman. Le second Les Maitres de GlenMarkie figure déjà dans ma LAL.

(source : éditeur)

Mon avis :

Ciel ! que ce livre est intelligent et que j’en ai aimé sa lecture !! Le monde de Dickens, les personnages croisés, de Flaubert à George Sand, en passant par Evariste Borel et Michel Mangematin,  la trame de l’histoire, tout tient debout et de belle manière…

L’amour et la force de la littérature apparaissent en filigrane tout au long du roman et j’ai vraiment adoré le vieux libraire Krook.

Cette lecture m'a permis de me replonger dans le monde de Dickens qui m'a tellement fait aimer la littérature, et j'ai ensuite fait quelques recherches sur  l'histoire autour de son dernier roman inachevé Le mystère d'Edwin Drood.

Ce bel ouvrage mérite bien une 5è étoile, sans doute !

 Citations – bons mots – trouvailles littéraires :

*une surface parfaitement lisse, un bitume d’esprits préalablement nivelés par les pelleteuses et les bulldozers de l’Ecole.

*Pourquoi  Dickens ? Pourquoi, au turf académique, miser sur cette vieille haridelle, au lieu de choisir un pur-sang au palmarès interminable – Proust par exemple – ou une pouliche prometteuse, comme Duras ?

*Sa couperose s’était un peu accusée, tel un réseau fluvial en plein essor.

*Un livre doit tenir debout tout seul, sans diablerie… sans tour de passe-passe… par la seule force des mots…et les mots ne demandent qu’à sortir de leur rôle… Si vous ne leur en assignez pas un avec autorité, avec force… alors ils s’échappent du livre, et tout votre travail est réduit à néant ! Ce sont de vaillants soldats, certes, mais il faut les mener d’une main de fer, ou sinon, c’est la révolte..

*Georgina Hoggarth passait moins de temps à manger qu’à s’essuyer la bouche. Elle traitait les aliments comme des visiteurs importuns que la bienséance impose de recevoir, mais dont on attend le départ avec impatience.

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Richard 16/01/2011 14:59


Ben oui !!!

Sourires !!!


Richard 15/01/2011 15:42


Mais je lis de tout, chère amie ...
Mais seulement des bons livres !!!


LAURA 16/01/2011 00:42



C'était pour te taquiner, tu l'avais compris !! 



Richard 15/01/2011 11:29


Quelle chronique !
Et les citations sont tentatrices ...
Un prochain achat ...
Merci !


LAURA 15/01/2011 14:21



Mais ce n'est pas un polar !!