Quand tu es parti de Maggie O'FARRELL

Publié le par LES PASSIONS DE LAURA

QUAND TU ES PARTIEditions 10/18 – 365 pages - 4è de couverture :

Hospitalisée dans un coma profond, Alice se souvient : de l’amour fou avec John, un journaliste, fils d’un juif intégriste qui l’a renié. ; de l’étrange enfant, puis de l’adolescente fragile et rebelle qu’elle a été ; de l’affection de sa grand-mère Elspeth et des heurts avec sa mère Ann, beauté froide et énigmatique. Et tandis que toute la famille guette le moindre signe d’espoir, la genèse du drame affleure.

« Pour son premier roman, Maggie O’Farrell frappe fort. Très fort. A l’encre noire (très noire), elle dessine une série de personnages emportés par des passions d’autant plus vives qu’elles sont tues » (Stéphane Hoffmann, Madame Figaro).

L’auteur :

MAGGIE-O-FARRELL.jpgMaggie O’Farrell, née en 1972 en Irlande a été élevée au Pays de Galles et en Ecosse. Après le succès de ce premier roman, elle a stoppé sa carrière de journaliste pour se consacrer entièrement à l'écriture.

Elle a publié 3  romans depuis celui-ci : La maîtresse de mon amant, La distance entre nous (Prix Soimerset Maugham) et l’Etrange disparition d’Esme Lennox.

Mon avis :

Surtout surtout, ne vous laissez pas dérouter par l’organisation apparemment « fouillis » de ce roman ; il n’a rien de « fouillis ».  C’est du lourd, comme disent les ados !!

On passe des pensées d’Alice dans le coma, de ses sensations et ressentis, aux souvenirs d’Alice petite fille, puis adolescente en rébellion contre sa mère, au récit sur sa la vie de sa mère Ann et de sa grand-mère Eslpeth, personnage qui a beaucoup compté pour elle.

Et en filigrane de tout cela, l’amour fou entre Alice et John.

Dès la page 14, elle découvre quelque chose qui la perturbe à tel point qu’on la retrouve dans le coma sur un lit d’hôpital. A-t-elle traversé consciemment cette rue ou bien sa déroute était telle qu’elle n’a pas prêté attention à la circulation ? Tout le roman va nous amener vers la réponse à cette question.

C’est un très beau roman, plein de mille et une réflexions sur les relations familiales et l’amour. Je me suis vue à plusieurs reprises lever le nez du livre et laisser mon esprit vagabonder, me demander ce que je ferais moi dans telle ou telle phase vécue par une de ces femmes, repenser à une situation qu’il m’a semblé avoir traversé.

Beau moment de lecture assuré !!

Quelques extraits :

*Je n'arrive pas encore à croire que tu sois parti. Avant, quand je me réveillais, je me demandais l'espace d'une seconde pourquoi j'avais ce poids de chagrin qui m'écrasait la poitrine et pourquoi mon oreiller était mouillé. J'oubliais parce que c'était trop absurde d'être sans toi. Trop absurde. 
Mais tu es vraiment mort. Et sans aucune raison.

 *Qu'est-on censé faire de tout l'amour qu'on éprouve pour quelqu'un s'il n'est plus là Qu'advient-il de tout cet amour ? Doit-on le refouler ? L'ignorer ? Ou le donner à quelqu'un d'autre ? Je n'avais jamais imaginé qu'on puisse penser à quelqu'un tout le temps, qu'on puisse avoir constamment quelqu'un en train de faire des bonds d'acrobate dans vos pensées. Tout le reste était une distraction mal venue entre moi et ce à quoi je voulais songer.

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la librivore 05/05/2010 10:55


Tu sais défendre un roman et donner envie de lire. il faudrait sept vies comme les chats. Je découvre tellment d'auteurs grâce à ces échanges. Je te souhaite une bonne journée.


LES PASSIONS DE LAURA 05/05/2010 17:51



Merci pour ton gentil commentaire ; c'est ma passion pour les livres qui me guide...