Rosebud, éclats de biographies de Pierre ASSOULINE

Publié le par LES PASSIONS DE LAURA

ROSEBUD"ROSEBUD, nom, masculin, de l'anglais rosebud signifiant " bouton de rose", métaphore issue du film Citizen Kane ..."

Plus de trente ans que je cherche le rosebud en chacun. Ce petit rien qui nous trahit en nous dévoilant aux autres.
Le rosebud peut être un vêtement, un objet, un geste. Un paysage de neige dans une boule de cristal. Une oeuvre d'art éventuellement. Ou une madeleine. Ce peut être une trace ou une empreinte. Parfois même une simple page d'un livre. Ou un mot. Qu'importe si c'est juste un détail, pourvu que ce soit un détail juste.
Rudyard Kipling, Henri Cartier-Bresson, Paul Celan, Jean Moulin, Lady Diana Spencer, Picasso, Pierre Bonnard cachent tous leur rosebud. Seuls les éclats de biographies, ombres de vérité, m'ont semblé à même de les révéler dans ce qu'ils ont d'insaisissables et d'essentiel.

L’a
uteur
 :
Pierre ASSOULINE est né à Casablanca en 1953. Journaliste et écrivain, on lui doit une vingtaine de livres dont des biographies (Henri Cartier-Bresson,  Albert Londres, Hergé) et des romans (La cliente, Double Vie, Lutetia….)

Mon avis :

Ce petit livre se lit très vite ; il est truffé d’anecdotes et, alors que le détective de Citizen Kane cherche à identifier ce qu’a voulu dire Kane en mourant : "rosebud", nous nous mettons en quête du rosebud du personnage évoqué par Pierre Assouline.

J’aime bien cette forme d’ "éclats de biographies, ces ombres de vérité" : tout à la fois on a le temps de s’attacher au personnage et en même temps, on ne se lasse pas avec de longues digressions, ainsi que l'on en trouve parfois dans les biographies. Là c'est incisif, à la fois critique et "voyeur".
J'aime aussi l'image des souvenirs cachés, recouverts, comme le paysage sous la neige lorsqu'on secoue la boule en verre.

Surprenant et vraiment très intéressant pour moi qui écris ce que j'appelle des "éclats d'enfance".

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