Si je devais de Germaine BEAUMONT

Publié le par LES PASSIONS DE LAURA

SI JE DEVAISLE DILETTANTE – 187 pages - 4è de couverture :

Il n’y a pas de résumé !!

 L’auteur :

J’ai déjà présenté l’auteur ici.

Mon avis :

Ce recueil comprend 43 chroniques  sur tout et rien : les jardins, l’hiver, les keepsake, les mannequins dans les vitrines, les affiches publicitaires,…..

L’auteur a l’art de croquer en 2 ou 3 pages des situations, des lieux, des personnages, des états.

Lorsqu'on écrit, faire court est très difficile, surtout quand, comme Germaine Beaumont, on dit tant en si peu de phrases. Pas de verbiage, pas de phrases oiseuses et inutiles. Tout est ciselé en quelques mots.

C’est magnifique !! une verve, une ironie, un sens fin du détail et des sujets pour certains encore tellement d’actualité…(chroniques parues entre 1927 et 1930 dans les Nouvelles Littéraires

Citations :

-L’enquêteur ne sait point que vous avez horreur des voyages, mais vous somme d’envisager la perspective d’un naufrage sur une île déserte à seule fin de connaître le livre que vous aimeriez lire là-bas, toute nue et face à Dieu, en attendant le passage du bateau libérateur.

En vain, vous insinuez que, quant à sauver quelque chose, vous préfèreriez que ce fût une boîte de conserve ou un peignoir.

Malheureuse, ne savez-vous pas que sur une île déserte, on ne fait que lire, et même lire la Bible, Kant, La logique de Port Royal, la table des logarithmes…

-Les rivages marins sont déjà jonchés de ces épaves plus fructueuses que ne le furent jadis le coffre du pirate, les bracelets de la passagère, ou le baril de rhum de la Barbade ; de ces épaves périodiques qu’on nomme : les touristes.

Sur toutes choses (..), ils ouvrent le regard perplexe des noyés dont on a trop tiré la langue….

-La science est assez forte pour envoyer un jour dans la lune les gens qui sont sur la terre, mais comment fera-t-elle pour ramener sur la terre les gens qui sont dans la lune ?

-La preuve que les malles ne sont pas faites pour voyager, c’est qu’elles n’ont pas de pieds. Le symbole de l’inertie, c’est la malle. (…) C’est toujours avec des bêtes sédentaires que l’on fait le cuir des malles. Ni les vaches ni les porcs ne montent dans les trains…

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